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L’église date
des XIème et XIIème siècles, elle est
dédiée à Marcellin, pape de 296 à
304 et martyr.
Selon les archives, les reliques de Saint Marcellin ont été
apportées à Villars le 9 septembre 1846.
Le tympan d’entrée, le chœur et la crypte
ont été classés monuments historiques,
à la demande de Monsieur Prosper Mérimée
(1803 - 1870) |
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La nef : |
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Elle n’a rien de remarquable,
elle a été reconstruite au XVIIIème siècle,
à la suite d’un incendie dû aux Suédois,
en 1636, pendant la guerre de Trente ans, elle est recouverte
d’un lambris supporté par une forte charpente en
chêne. |
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Le tympan : |
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Le nom est sans doute un peu prétentieux
puisque nous n’avons qu’un linteau construit d’une
seule pierre gravée de façon rustique, et de quatre
pierres dont deux gravées. Les objets représentés
sont mal expliqués et chacun y voit des signes particuliers
: une croix pattée centrale, une chèvre, un chien,
un animal fantastique avec deux gros yeux ronds, un poisson,
un damier, une chaîne et des guirlandes. Seuls les chapiteaux
des piliers latéraux sont décorés.
Il semble acquis que la pierre serait beaucoup plus ancienne
que l’église, peut-être d’origine celtique,
et réemployée à l’époque romane. |
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Le Chœur : |
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L’ensemble chœur et clocher
est de style roman. Le clocher lui-même est surmonté
d’une flèche assez curieuse.
Le chœur est constitué d’un rectangle de 8,60
m X 4 m, de hauteur sous voûte de 4,70 m. Il est prolongé
par une abside en cul de four. L’abside est peinte en
bleu ciel décoré d’étoiles noir et
or. L’abside est éclairée par deux fenêtres
latérales étroites et par une rosace grossière,
barrée d’une croix de Malte. C’est le seul
vitrail de l’église.
La voûte du chœur est sphérique, renforcée
par deux nervures saillantes en pierres, dont quelques-unes
en grès rouge. Elle s’appuie sur des ogives en
tiers point. Ce genre de construction,
dit « sur croisée d’ogives », serait
l’un des plus anciens de l’Est de la France. |
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La crypte :
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C’est une pièce
nue, de même dimensions que le chœur (y compris l’abside)
qui se trouve juste au-dessus. Le plafond est supporté
par douze piliers cylindriques ou hexagonaux alternés
(6+6). Il semble que douze ne soient pas nécessaires
: la charge portée par les deux colonnes situées
en avant aurait pu avantageusement être reportée
sur le mur voisin. Représentent-ils les douze Apôtres
? Dans ce cas, on imagine que St Jean est le premier à
la droite de l’autel. Le plafond est constitué
de petites voûtes qui vont d’un pilier à
l’autre. |
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Notons que l’autel en pierre, d’une
simplicité remarquable, est du XVIème siècle.
Il supporte une Vierge de Pitié
en pierre, classée également.
Notons toutefois que l’artiste connaît mal les textes
sacrés : il représente les jambes du Christ brisées,
en tout cas très déformées. Si les Larrons
ont eu les jambes brisées, selon la coutume, pour abréger
leurs souffrances, c’est d’un coup de lance au cœur
qu’un soldat romain a donné la mort au Christ,
respectant ainsi, sans le savoir, l’Ecriture selon laquelle
: « Aucun de ses os ne sera rompu… »
La crypte est éclairée par des fenêtres
en fente. Au fond, un sarcophage double aurait contenu la dépouille
de Saint Marcellin. La légende
veut que les maux de tête et, en particulier, les douleurs
dentaires, disparaissent miraculeusement si le visiteur introduit
sa tête dans l’ouverture du haut. |
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Le clocher : |
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Une tourelle de 22 marches en colimaçon
conduit à l’entrée du clocher. Mais, au-delà,
le passage est encombré, vétuste et inaccessible. |
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La décoration : |
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Dans
le chœur :
- tableaux de la « Remise du rosaire à Saint Dominique
», de Saint Marcellin et Saint Pierre. Saint Marcellin,
représenté ici avec son compagnon Pierre, porte
les vêtements pontificaux des XVI et XVIIèmes siècles,
époque estimée du portrait.
- statue de Saint Nicolas
- vitraux de Sainte Cécile et Saint Nicolas |
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Dans
la nef :
- deux autels dédiés à la Vierge Marie
et à Saint Marcellin
- six vitraux représentant Saint Jean, Saint Vincent,
saint Jean-Baptiste, un ange ( ?), Jésus et Saint Eloi
- sept statues de Sainte Thérèse de Lisieux,
la Vierge, le Christ, Sainte Germaine de Pibrac, l’enfant
Jésus de Prague, Sainte Jeanne d’Arc, Saint Michel
terrassant le dragon
- cinq tableaux : la Vierge écrasant le serpent sur
le monde, le baptême de Jésus par Saint Jean-Baptiste,
Saint François-Xavier (tableau en bois), la mise de
Jésus au tombeau et la présentation de Jésus
au temple (XVIIème siècle). |
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