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La salle d'expositions permanentes
du musée se trouve dans les annexes de l'ancien château
féodal en face de l'actuelle mairie.
Le musée possède un fonds particulièrement
riche en peintres locaux. On y trouve ainsi des noms comme René-Xavier
Prinet, Clément Serveau, Georges Freset , Ernest Noirot
et Jules Ziegler.
Vous découvrirez également une magnifique
collection d'oiseaux empaillés
dans la salle d'expositions temporaires. |
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René
François-Xavier PRINET
Vitry le François, 31décembre
1861 - Bourbonne les Bains, 12 février 1946 |
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Elève de Gérone (1880-1885), Courtois et Dagnan
Bouveret. Cet artiste d'un talent spirituel se créa une place
distinguée dans la société parisienne. Il se fit remarquer notamment
par ses "intérieurs" et ses portraits.
Médaillé d'or en 1890, membre de l'Institut, il ouvre une académie
libre à Montparnasse, un atelier de femmes aux Beaux-Arts.
Il fut chargé de la décoration du musée d'Art moderne de l'époque
et d'un salon au Palais de la Légion d'Honneur. En 1896, il
exposa "Une vue de Bourbonne",
en 1898 "Les vignes à Saucourt"
et "Les rues à Saucourt ".
Proche de la nature, Prinet sut
faire percevoir son éternité dans ses toiles sereines et fortes.
Il semble que cet artiste ait suivi son chemin avec une parfaite
liberté, conférant la première place à l'émotion et à la beauté
simple. Les scènes d'intérieur sont un exemple de rigueur dans
la construction, de sensibilité dans la palette, de sa maîtrise
dans le jeu des valeurs.
Aujourd'hui encore ses œuvres se vendent régulièrement dans
les salles de ventes publiques. Rappelons par exemple qu'en
1986, aux Etats-Unis, une toile de grande dimension (119 x 125
cm) a été adjugée pour 295 000 francs.
René François-Xavier
Prinet était l'époux d'une Bourbonnaise
Jeanne Jacquenin. Il possèdait à Bourbonne les
Bains une maison avenue Thiers (avenue du Général
de Gaulle de nos jours) où il se retira.
Il est l'auteur d'un ouvrage : Initiation à la peinture
- 1935 Editions Flammarion. |
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Clément
SERVEAU
Paris, 29 juin 1886 - Paris, 8
juillet 1972 |
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Clément
Serveau est né à
Paris mais il était de souche haut-marnaise (sa mère née Clémence
Chevalier était native de Bourbonne les Bains), aussi il se
rendit régulièrement, tout au long de sa vie, à Bourbonne les
Bains et à Langres où il exposa notamment au Salon de la "Société
Artistique de la Haute-Marne" en 1932.
Subventionné par le département de la Haute-Marne, Clément
Serveau suit successivement les cours de l'Ecole Nationale
des Arts Décoratifs puis de l'Ecole Nationale Supérieure des
Beaux-Arts à Paris de 1904 à 1914. Dans les années 1920, Serveau
commence à travailler pour la Banque de France et réalise le
billet de 20 Francs sur lequel
est représenté son ami le docteur Debat. Il sera le créateur
de nombreux billets jusque dans les années 60. Son œuvre la
plus célèbre est le billet "Empire français
- 1942".
De 1919 à 1940, il fut le directeur artistique de la collection
du "Livre Moderne Illustré" chez l'éditeur parisien Ferenczi.
Colette en fut la directrice littéraire pendant plusieurs années.
Serveau illustra de nombreux ouvrages
pour cette collection réalisant, tout au long des années 20
et 30, des bois gravés pour Céline, Duhamel, Mauriac, Giono...
Serveau travaille pour Ferenczi,
en tant qu'illustrateur, jusqu'en 1948.
Après un voyage en Grèce en 1934, Clément
Serveau s'adonne au post-cubisme. Il participe à de nombreuses
expositions dont celle du Salon des Artistes français, et fut
nommé Chevalier de la Légion d'Honneur en 1936. Il réalisa aussi
un grand nombre de fresques dont une de 6 mètres sur 3 au lycée
de Meaux, où il avait été élève.
Clément Serveau décèda à Paris
le 8 juillet 1972, il est enterré au cimetière de Bourbonne les Bains.
Il possèdait à Bourbonne les Bains une maison
rue Vellonne. |
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Georges
FRESET
Luxeuil-les-Bains, 22 juillet 1894
- Bourbonne les Bains, 25 juillet 1975 |
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Orphelin à 2 ans, Georges
Fréset répondit très tôt à l'appel d'une nature qu'il
vénèrait. C'est à son retour de la guerre 1914-1918 qu'il entame
sa carrière d'enseignant dans un village vosgien, et bientôt
sa carrière artistique commence à s'affirmer.
Sa première exposition eut lieu à Luxeuil-les-Bains en 1921
et ses paysages furent appréciés partout, notamment à Langres
où le jury de 1935 lui décerna une médaille d'or. Il exposa
au Salon des artistes français jusqu'en 1937, et cette année
là il présenta 2 toiles à l'Exposition Internationale.
Puis il pratiqua la gravure sur bois jusqu'en 1950 avant de
s'intéresser à la lithographie avec des sujets toujours puisés
parmi les ressources de la nature, comme les sous-bois, les
oiseaux, les fleurs ou les papillons.
Il continua à exposer pendant une quinzaine d'années, le plus
souvent à Paris, ce qui lui permit de gravir les marches du
succès. En effet, en 1964, il vendit une toile à Romain Gary,
et en 1975, c'est l'état qui se porta acquéreur d'une toile
intitulée "Paysages Haut-Marnais".
Il s'éteint à Bourbonne les Bains le 25 juillet 1975 où
il possèdait une maison rue du Bassigny. |
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Ernest NOIROT
Bourbonne les Bains, 18 août 1851- Bourbonne les Bains,
28 décembre 1913 |
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Ernest Noirot,
maire de Bourbonne les Bains, du 19 mai 1912 au 28 décembre
1913, fut quelques temps comique aux Folies Dramatiques qui
précèdent les Folies Bergères mais c’est
comme photographe qu’il suivit l’amiral Bayol
au Sénégal en 1881 et aida celui-ci à
faire reconnaître les droits de la France sur le Fouta
Djalon (Le massif du Fouta Djalon – prolongé
au sud-est par la dorsale guinéenne – est situé
en Guinée) où il accomplit par la suite quelques
missions.
En 1883, Ernest Noirot fut nommé
administrateur du cercle de Dragana ; il représenta
le Sénégal à l’exposition coloniale
de 1887. Ensuite il devint administrateur du Siné-Saloum
puis du Fouta Djalon. Nommé directeur des affaires
Indigènes de la Guinée Française, il
fut écarté de ce poste à la suite de
l’incident du Fouta Djalon en 1905. Réhabilité
en 1908, Ernest Noirot est nommé
administrateur en chef de 1ère classe en AOF (Afrique
Orientale Française) où il demeure jusqu’en
1911 puis regagne Bourbonne les Bains pour raisons de santé. |
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Jules ZIEGLER
Langres 1804 - Paris 1856 |
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Elève de Morlot à l’école
de dessin de Langres, Jules Ziegler
entra, malgré les réticences paternelles aux ateliers
de Heim et d’Ingres à Paris. Ziegler
commença très tôt une carrière de
grand artiste : Salon de 1833, Giotto
dans l’atelier de Cimmabué, Salon de 1834,
Saint-Georges terrassant le dragon
qui lui valurent sa désignation comme maître d’œuvre
pour la décoration de la coupole
de l’église de la Madeleine de Paris ; malgré
la concurrence d’un artiste confirmé, Delaroche,
il fut désigné par Thiers pour cette œuvre
immense qui lui prit deux ans : 1836 - 1838. Elle fut inaugurée
officiellement le 28 Juillet 1838 et valut à l’artiste
la croix de la légion d’honneur. Cette tâche
ne l’empêcha pas de produire diverses toiles comme
Daniel dans la fosse au lion 1838.
Puis il fut chargé par Louis-Philippe d’étudier
l’art du vitrail en Saxe où il découvrit
également les techniques de fabrication de la porcelaine.
De retour en France, maître de cette équipe, il
crée à Voisilien près de Beauvais une manufacture
de vases en terre au succès relatif. Les années
1850 marquèrent un tournant dans sa carrière avec
une nette diminution de son audience. En 1854 son projet du
décor de la cathédrale Saint-Mammés de
Langres fut rejeté par Monseigneur Parisis. Sur la fin
de sa vie, il fut nommé à la direction de l’école
Nationale des Beaux Arts et à la conservation du Musée
des Beaux Art de Dijon. Il a été inhumé
au cimetière de Soyers (Haute Marne). |
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Collection d'oiseaux empaillés |
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Le musée de Bourbonne les Bains
possède une très belle collection
d'oiseaux empaillés.
Elle se compose de 250 espèces
d'oiseaux différents comme une Chouette Effraie,
une Pie ordinaire, un Astur Misus, un Pinson des Arbres, une
Pie Grièche grise...
Les oiseaux datant de 1875 et 1876 ont été reccueillis
par un professeur de sciences naturelles de la région.
Une aubaine pour le musée de Bourbonne les Bains puisque
de nos jours, 1/3 de ces espèces n'existent plus. |
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